Plaisir typiquement masculin

La séduction, les prémices de l’érotisme. On se regarde avant d’oser les caresses. On s’embrasse et se touche avant de se chevaucher. L’excitation s’en mêle et s’entremêle d’une main dans les cheveux. Le reste suit avec l’exaltation des corps. Les langues se délient et glissant avec langueur se déversent, humides, sur les sexes d’un appétit vorace.

Dans une bagnole d’occasion, achetée à prix modeste, sur le tapis on y trouve capotes et mouchoirs. Les suspensions soumises à l’épreuve on entend le grincement des mécaniques. C’est sur une plage déserte avant que le jour s’achève, sur le capot de cette caisse d’un gout douteux, qu’ils baisent. Une baise des plus sauvage enlacée autour de leur être. Ses mains savent ce qu’elles font. Elles ne se hasardent plus et pénètrent de leurs doigts cette zone tabou, sa chatte tendre et mouillée. Son vagin dans un premier temps crispé, elle lui susurre des mots. Des mots sans retenues qui n’ont rien à foutre du « qu’en dira-t-on ? ». Ils s’assument et se consomment comme autant de coups de reins en levrette.

– Putain !!! Arghhh… AAAAAh !!! Oui ! Baise-moi !

Tandis que la tête inclinée elle avale sa langue, il lui masse le sein gauche d’une main, l’autre étant trop occupée à jouer de son doigté sur le grain de sa vulve. Elle lui apparaissait de dos. Sa magnifique croupe élancée, cambrée rien que pour lui et sa queue. Il entre et sort en elle en lui arrachant son soutient gorge, la saisit par la gorge, se restreint à la délicatesse. Son autre main agressive finit par lâcher sa prise pour venir s’agripper à cette chevelure de la couleur de ce doux sable méditerranéen. La tête et tout son corps inclinés, avec force, il la penche en avant. Putain, oui ! Il la baise ! De toute son âme, de tout son cœur, de tout son être. Jusqu’à l’épuisement, les muscles bandés soumis aux spasmes. Il veut lui faire comprendre. C’est lui qui la domine, lui qui la pousse à l’extase. Elle est bonne et chaude comme l’enfer. Oh oui elle l’est ! Et personne pour lui dire le contraire. Elle se donne à lui, à ses gémissements trahissant sa prétendue supériorité. Elle le laisse faire, le laisse y croire. Comme un jeu entre eux s’y adonnant planqués au milieu de nulle part. Les vagues bleues se fracassent sur les rochers avec une régularité familière. L’odeur du sable chaud, les pieds enfoncés en lui… Que c’est bon de s’y sentir enseveli.

-Je peux ? lui demanda-t-il tandis que le langage corporel de sa partenaire, sans un mot…

-OOOOhhhh !! Doucement, doucement !

Il avait bien du mal à réfréner ses pulsions. La bête en lui salivait à chaque coup de reins dans le cul de cette femme. Des coups contenus par la zone étroite qu’il arpentait. Le plaisir pour elle non plus physiologique, mais psychologique de s’offrir à lui, ses zones érogènes n’était plus stimulées. Seul sont esprit l’était. Et il l’y était si intensément soumis que l’orgasme n’était plus très loin. Chevauchée par Hadès en personne, elle sentit ses membres trembler, le creux de ses reins défoncé, les muscles de sa paroi anale enfoncés profondément, si profondément dans le bas ventre. Elle était plus que satisfaite par l’hardeur de ses gestes. Toute sa gestuelle l’excitait, elle aimait tellement cela. C’en était si troublant qu’insidieusement une voix dans sa tête voulut lui faire comprendre qu’elle ne le devait pas. Peine perdue cela l’excitait encore plus. Et seule, sans personne pour la juger, personne pour lui dire quoi penser ou aimer, rien ne pouvait l’empêcher de gouter à se plaisir si masculin. Elle se redressa et le repoussa en arrière, avant qu’il ne jouisse, pour l’extirper de sa cavité rendue sensible. Le sexe à l’air, droit devant elle, elle s’agenouilla et le suça goulument, à la manière d’un bon gros film porno dégueulasse. Après tout n’y avait-elle pas droit ? Qui pouvait bien la forcer à se comporter encore ainsi, à la manière d’une princesse de dessins animés innocente soumise sournoisement au patriarcat. Si elle devait finir ainsi, ce serait alors à elle de décider comment. Elle vu alors en lui qui souffrait, un étrange regard. Un mélange entre sournoiserie et agonie. « Quelle salope ! Vas-y suce-moi garce ! » Furent les mots auxquels il pensa à l’instant même ou il jouit au fond de sa gorge profonde. Un temps passa ou elle prit le temps de le laver avec sa langue. Elle se redressa, ramassa sa culotte, son soutient gorge à même le sable. Puis enfila ses escarpins. Les clefs dans son sac les sortit pour les insérer dans la serrure de la portière côté conducteur. Il voulut la rejoindre, se rhabillant à la hâte, mais la voiture démarra en marche arrière agressive faisant grincer les pneus. Comprenant ce qu’il se passa, il courut après la voiture, trébucha, se releva, mais la voiture était déjà trop loin. Avait-elle joui ? Bien sûr que non. Comme la majorité des hommes s’oubliant dans leur partenaire, il l’avait laissé sur le bas côté.

15 commentaires sur “Plaisir typiquement masculin

      1. Merci,j’ai essayé de mettre en avant le ressenti de la femme, de son désir à elle avant celui de l’homme pour changer. J’ai voulu le faire de façon “typiquement masculin”. Le titre est ironique. Pourquoi une femme ne pourrait ressentir elle aussi ce besoin bestial ? Mes prochains écris feront toujours attention à ça, je m’ y engage 😉

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      2. Oui le corps d’une femme doit avant toute chose lui appartenir à elle et personne d’autre. La réappropriation de son corps, de sa féminité, de sa sexualité, de sa bestialité. L’homme celui qui du moins avance l’être réellement, doit la soutenir dans cette difficile épreuve. J’aime les femmes au point de vouloir les y aider. Je me dis que peut être en agissant modestement sur l’imaginaire des gens, eux aussi finiront par le comprendre. Et pour cela Je compte mettre en avant l’image de la femme en tant que sorcière au sens originel du terme. L’énergie sexuelle semble si mystique que parler de cela rend cette sorcière encore plus extraordinaire, plus mystérieuse, plus délicieuse…

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      3. En général les femmes n’ont pas d’orgasme et ne vivent pas l’extasie pour la seule et unique raison que les hommes jouissent plus facilement et ils ont tendance à dormir après. Si seulement ils étaient moins paresseux et faisaient jouir les femmes! Certaines femmes ont aussi un complexe qui les poussent à se retenir quand elles vont jouir, surtout les femmes fontaines.

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      4. Je ne sais plus ou j’ai lu ça mais selon une étude 90% des hommes ne savent pas faire correctement l’amour. C’est une étude qui demandait à des femmes leur avis sur la question en fonction des partenaires sexuels qu’elles avaient eu. Je me souviens avoir dans un premier temps été surpris puis en fin de compte pas tellement. Tu utilises le terme de « paresse », je parlerai plus d’égoïsme. Un égoïsme auquel on nous formate. Hommes et femmes. On nous a conditionné à l’accepter. Ca me fait gerber quand je vois à quel point les hommes en sont réduit à tourner autour de leurs queues. Vous les femmes êtes délaissées par ce patriarcat qui ignore tout de ce qu’est le véritable sens de la virilité. Les hommes doivent aussi retrouver leur coté sorcier. Ce coté naturellement respectueux de le femme. Ce sorcier qui s’intéresse autant au plaisir de ses partenaires que le sien. Ce devrait être comme une science à analyser pour mieux en faire jaillir tout un tas de connaissances devenant savoirs pour les générations à venir. A leur tour celle-ci rendraient hommage à la féminité.

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      5. Comme tu l’as dit dans ton texte, ça commence d’abord avec le regard, bon nombre d’hommes ne savent pas comment caresser une femme, certains ne font qu’embrasser et pénétrer, d’autres caresse les seins, les fesses et font un cunni (qui ne nous font même pas vibrer). Une fois je discutais avec quelques amis et l’un deux a dit que même lors de la levrette, c’est à la femme de tout faire et lui doit rester immobil et donner des fessées, même chose pour la position du missionnaire. Un autre ami m’a dit qu’il demandait à la femme la partie la plus sensible de son corps. Moi je pense que faire l’amour c’est aussi explorer le corps du partenaire, découvrir ce qui lui plait le plus, faire des petits jeux érotiques (mais cela va de soi). Tu sais que beaucoup de femmes se masturbent en présence d’un homme parce que ce dernier le lui a demandé? Tandis que peu d’hommes se branlerons en présence d’une femme. Je pense que c’est tout simplement injuste!

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      6. En ce qui concerne les rapport homme femme, le terme « injuste » est malheureusement celui qui lui convient le mieux. Le sexe doit être une aventure et cela commence dès le premier regard. Pas évident lorsqu’on est timide mais certainement très attirant dès lors que malgré tout on se force à sortir de cette zone de confort. En quelque sorte faire l’amour commence aussi dès le premier échange. Tout ce joue la. Et pas seulement dans le lit pendant un acte de pénétration mécanique. C’est découvrir ce qu’aime l’autre par un dialogue mais aussi une analyse subtil des corps. Viens alors parfaire cette analyse avec des caresses, des baisés, des empoignements. La langue est un outil formidable ! Doux, langoureux, humide, délicat, souple. Elle est capable de se glisser partout ! Les mains quant à elle ne sont pas en reste. Empoigner avec fermeté la cuisse dune femme pour lui signifier son niveau d’excitation permet en retour de voir s’il en est de même pour elle. Dans tel cas on repousse les limites, on intensifie les gestes, les baisés, les coups de reins. Bien sure le sexe, la pénétration vient sublimer tout ça. Un peu comme la cerise sur le gateau. Mais sans gateau, se contenter que de la cerise peut laisser un gout amer. Ca se consomme trop vite une cerise. C’est pour cela qu’il faut bien préparer la patisserie à deux

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      7. Justement, chaque petit geste compte aussi minime qu’il soit. Ça se ressent! La façon dont la personne se comporte avec toi, ce qu’elle te fait ressentir quand tu es avec elle. C’est pour ça que ça s’appelle faire l’amour! La baise n’en est que l’étape finale, ou encore comme on a l’habitude de le dire, c’est conclure. Il y a beaucoup d’effort à faire du côté des hommes. Malheureusement on ne le leur apprend pas comment s’y prendre en faisant leur éducation sexuelle, c’est dommage!

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